Promenades pour PUSSAY :

« Safran des Templier Boynes » :
Le beau temps du printemps et de l'été sur le point de renaître, nous reprenons nos promenades autour de PUSSAY. Nous vous proposons une ballade un peu plus éloignée, puisque c'est à BOYNES, au-delà de Pithiviers, à 42 km de Pussay que nous nous rendons pour visiter le Musée du Safran.
Pour vous y rendre, il n'y a rien de plus facile, en passant par Angerville.
En passant à Pithiviers, ne manquez pas d'aller chez un pâtissier pour acheter le fameux « pithiviers » ; mais attention ! Il y en a deux : l'un pour les vrais amateurs et l'autre pour les touristes... à vous de faire le bon choix.
Connu des Grecs et des Égyptiens depuis 35 siècles, le safran entre dans la composition de nombreux plats. Boynes pourrait s'appeler « Boynes-Safran », car ici se trouve la capitale européenne de cette épice colorée, depuis au moins le XVIème siècle.
Le safran, poétiquement appelé « Or Rouge», fut pendant plusieurs décennies l'épice la plus chère au monde. Il est originaire du Moyen-Orient. La fleur d'où on le récolte est un crocus, le « crocus sativus », dont on exploite les 3 stigmates qui sont de couleur rouge et longs de 2,5 à 3,2 centimètres. Les amateurs savent que cette épice sert d'assaisonnement ou comme colorant naturel pour les sauces.

Historique de Safran dans le Gâtinais

Le safran est implanté sur le territoir de Boynes vers le XIVéme siècle par un membre de la famille POCQUAIRE, seigneur de BOYNES, Mousseaux qui l'aurait rapporté d'Avignon.
La culture du safran se répand aux villages environnants et la renommée devient internationale.
En 1698, un édit du roi Louis XIV officialise la culture du safran dans le Gâtinais.
La fin du XIXéme siècle voit le déclin de la culture du safran en Gâtinais. Au XXéme siècle, elle a quasiment disparue.
Aujourd'hui, il reste un producteur et récoltant de safran dans le Gâtinais à Boynes, commune qui jadis avait une renommée internationale. Son safran était considéré unanimement comme le meilleur du monde.
Vous trouverez plus de renseignements sur le Site Internet de « Safran des Templier Boynes » (voir)