La Fouée de PUSSAY :

Mais la Fouée qu'est-ce donc ??


La Fouace ou Fouée
C'est une galette ou une petite boule de pain, dont le nom et la recette varient sensiblement selon les familles, les régions, et les pays; mais c'est à coup sûr une vieille recette puisque François RABELAIS l'a immortalisée dans « GARGANTUA » où le village de Lerné, en Touraine, est la patrie des « fouaciers », ceux qui fabriquent et vendent les fouaces.
La fouace de Lerné est une galette, nous dit RABELAIS, est faite d'une fine fleur de froment, non levée et cuite au four. Il paraît que jadis on la cuisait sous la cendre, dans le foyer et que son nom de « fouace » pouvait provenir du latin « focus », c'est-à-dire « foyer » en notre français.
Dans d'autres régions on la nomme « fouée », comme à PUSSAY, et il faut la voir, dans le four, s'étirer en gonflant et devenir un petit pain creux que l'on ouvre, tout fumant encore, pour le garnir de haricots, de rillettes, de beurre et de fromage de chèvre, de pommes, de poires ou de prunes...
L'histoire de la fouée est liée à celle du pain.
Jadis, une fois par semaine, on se retrouvait en famille près du feu pour la veillée fouées. En attendant que le four soit assez chaud pour la cuisson du pain, on préparait des fouées avec le reste de pâte à pain. Celles-ci étaient aussitôt mangées, garnies de rillettes et de mogettes par exemple.
C'est une recette traditionnelle des régions rurales de l'ouest de la France et notamment d'Anjou, mais avec des variantes en Touraine et jusque dans l'île de Jersey.

La Fouée de PUSSAY :
A PUSSAY, l'inventeur de notre spécialité, la Fouée de PUSSAY s'appelle Louis COCHERY.
Il était boulanger-pâtissier à PUSSAY, et sa boutique était située tout près de la Venelle du Four Banal.
Pierre GODEAU, l'un de ses petits enfants nous en donne la recette originelle :
« Elle se faisait de la façon suivante : une fine couche de pâte feuilletée, sur laquelle on place des pommes coupées en quartiers, du sucre, du rhum, puis une autre fine couche de pâte feuilletée et cuisson. Surtout pas de compote ! ».
Outre les chasseurs qui consommaient cette spécialité pussayenne lors de leurs rencontres festives, la fouée était aussi à l'honneur lors de cérémonies officielles : « Après la remise des décorations, tout le monde prend place autour des tables et l'on peut apprécier à la fin du goûter le gâteau du pays appelé « la fouée ». Le bal se déroule dans une ambiance frénétique jusqu'à l'aube... ». (journal de Seine-et-Oise du 11 novembre 1954 concernant une remise de médaille aux usines BRINON).
La recette fut transmise de boulanger en boulanger, jusqu'à ce jour. A notre plus grand plaisir !!
L'historique : source : http://www.pussayetsonpays.fr/.



« L'annuaire de Seine et Oise mentionne la boulangerie Cochery de 1911 à 1916.
Sur la porte de droite, il est indiqué "Maison Cochery".
La boulangerie Carreau remplace la boulangerie Cochery dans les annuaires de Seine et Oise de 1920 à 1937.
A partir de juin 1955, André Gigault le remplace mais change d'emplacement, pour aller en face, à l'angle de la rue.
En 1968, Le fils Gigault, prénommé André comme son père, prend la suite de la boulangerie jusqu'en août 1998.
De septembre 1998 à 2003, la boulangerie est tenue par Mr et Mme Duguen,
puis, de 2003 à août 2004, par Mr Buard,
de septembre 2004 à 2007, par Mr et Mme Touche
et de 2007 à ce jour, par Mr et Mme Aury. »


Notre seconde boulangerie exploitée par Monsieur et Madame Christophe et Séverine Jarno, 2 fois lauréate aux Papilles d'Or , est également l'héritière de cette recette, et perpétue, comme il se doit, la tradition...