Promenades pour PUSSAY :
Saint-Sulpice de Favières :

Pour reprendre le cours de nos promenades de printemps, nous vous conseillons d’aller à une demi-heure de PUSSAY (32 km) à Saint-Sulpice-de-Favières, où se trouve – selon le roi Louis XI – «la plus belle église de village de mon royaume», ce qui est vrai.
Construite dans la deuxième moitié du XIIIème siècle, l'église de Saint-Sulpice-de-Favières est en 1840 l’un des premiers monuments classés. Joyau d’un petit village historique, cette église reste aujourd’hui l’une des plus belles expressions du gothique du XIIIème siècle à son apogée.
Saint Sulpice (Vatan 570 † Bourges 647) fut une grande figure de l’église en tant que moine puis évêque de Bourges sous le règne de Dagobert 1er et Dagobert 2). De nombreuses communes portent son nom.
Le village qui nous intéresse se trouve sur une des routes du pèlerinage de St Jacques de Compostelle.
Au Moyen Age, la foule vient ici en si grand nombre, en souvenir de miracles opérés par le saint se rendant à Paris, que l’on construit une véritable cathédrale, à l’apogée de l’art gothique flamboyant (vitraux du XIIIème siècle, semblables à ceux de Chartres).
On est ici dans la vallée de la Renarde qui est la limite ancienne entre la tribu des Carnutes (Chartres - Orléans) et celle des Parisiens.
Il faut savoir qu’entre 1911 et 1948, un train appelé «le Tacot», et qui rejoignait Arpajon à Etampes, passait par ici ... d’ailleurs on y retrouve des vestiges de la gare.
Autre curiosité locale : une favière, du latin fava (fève), c'est en fait un champ semé de fèves, de même qu’une «canebière» est un champ de chanvre (ou canabis).
Pour les fèves, ou haricots, nous ne sommes pas loin d’Arpajon, où l’on célèbre le «chevrier», une variété de haricot ou de flageolet resté vert, grâce à une technique de séchage trouvée par Monsieur Paul-Gabriel CHEVRIER.
Vers le milieu du XIXème siècle, Paul-Gabriel CHEVRIER, cultivateur de Brétigny-sur-Orge, découvre par hasard un procédé de séchage du haricot de type flageolet.
Secs, ceux-ci conservent alors la couleur verte du jeune grain. Très vite, cette culture se développe fortement dans la région. Arpajon en devient le marché principal et instaure une foire aux haricots.
Pour commémorer cette découverte et honorer son inventeur, une statue est élevée à Brétigny-sur-Orge et, chaque année, les maires des communes de Brétigny-sur-Orge et d'Arpajon organisent une petite cérémonie devant le monument.