L'eau à PUSSAY : les puits, les mares et la nappe phréatique...

Les puits du village :


Le puit près du château
« La population tout entière est approvisionnée d'au potable par 15 puits ayant 35 à 38 mètres de profondeur, dont 7 sont communaux, tous munis d'une pompe à bras, système LECONTE à CHARTRES.
Le plus ancien est celui de la Place du Carouge, puis viennent par ordre d'ancienneté, ceux du Four (Château), du Carrefour et du Jeu de Paume (l'époque de construction de ces 4 puits est inconnue), de la Petite Place (foré en septembre 1860 par MOTTE), de la Mare (foré en 1877 par CHANON, et de la Porte de GOMMERVILLE, foré en 1896 par CAILLOT. »

Le puit près du château - devant « La Bastille », face à la boulangerie « André Gigault (père et fils) »

Le puit près du château

Le puit près du château (1910)

Le puit près du château (1960)

Le puit place du Carouge
Les mares du village :

Tous ces puits « sont complétés pour les besoins de l'agriculture par 2 mares, celle des champs, à l'Est du village, de beaucoup la plus importante et qui ne tarit jamais et celle de la Couture à l'Ouest, creusée en 1869 et maconnée par LECLERE. Le coût de cette mare à été de 4 500 francs. La mare fut supprimée en 1961 pour être remplacée par un square.
Autrefois, il en existait 2 autres au centre du village, sur la place du Carouge ; elles ont été comblées en 1847 et cette place y a gagnée en superficie et en salubrité.
»

Des mares signalées ici, il n'en reste plus une seule et pourtant il y en avait au moins 4 :
La plus grande, « la Grande Mare » se trouvait à la place du Souvenir actuelle (c'est sans doute celle appelée plus haut « mare des champs »).
La deuxième à l'emplacement du square de GRANDVILLE actuel qui avait pour nom « mare à Badingue », du nom d'un propriétaire riverain (c'est peut-être celle dénommée ci-dessus « mare de la Couture ».
Deux autres étaient situées en plein centre de la place du Carouge comme l'indique un plan de 1832, puisque comblées en 1847.

Ces mares n'étaient pas là pour « faire bien », ni pour abreuver les oiseaux, mais pour nettoyer les pattes des vaches et surtout pour servir de réserve d'eau en cas d'incendie. En effet, les plus grands fléaux de la Beauce étaient la sécheresse et le feu qui se propageait vite avec les meules de pailles ou de foins.
En 1843, une loi interdit même les toitures de chaume : on devait les remplacer par les ardoises ou les tuiles, mais les agriculteurs de l'époque accueillirent mal cette directive, car il n'étaient pas riches.

La place de la Mare

La Petite Mare de la Couture ou mare à Badingue
La Fontaine :

A coté de l'église et face à la Mairie se trouve aujourd'hui la Place de la Fontaine. Une fontaine en fonte de la maison « BELRECOLT » y a été placée sous l'égide de Madame le Maire Monique REBIFFE.
Lorsque la colonie de vacances de MESQUER à pris fin, les communes d'ANGERVILLE et de PUSSAY, considérées comme « les plus méritantes » bénéficièrent d'une somme d'argent. La municipalité de l'époque décida d'utiliser ces fonds pour l'installation de cette fontaine.
Auparavant, se trouvait ici la cité HUTTEAU qui était constituée de taudis.

La fontaine active

La fontaine décorative
La nappe phréatique :

En période humide, la nappe phréatique qui se trouve en sous-sol de la Beauce est de 900 millions de m3.
Cela peut paraître extraordinaire, mais il faut savoir qu'1 hectare de maïs demande 2 000 m3 d'eau (tandis qu'1 ha de blé ou d'orge n'exige que 600 à 800 m3 d'eau).
La nappe d'eau de Beauce à une capacité de stockage de 10 à 20 milliards de m3 (20 fois le lac d'ANNECY), il semble qu'il existe en réalité 2 nappes : la première est à 30 mètres, la seconde à 80 mètres. C'est à ce dernier niveau que l'on puise l'eau utilisée à PUSSAY.
Les eaux de cette nappe ne sont pas stagnantes : lorsque les eaux sont au plus haut, elles alimentent les diverses sources des rivières : les affluents de la Seine (Louette, Chalouette, Juine, Essonne, etc ...), ceux de la Loire et du Loir (Conie).
La nappe d'eau de Beauce met environ 3 ans à se renouveler.

Nappes phréatiques