Les abeilles à PUSSAY :
Attention ne pas confondre !

L'abeille, comme les deux autres, le syrphe et le bourdon, sont utiles car ils butinent les fleurs et aident à la pollinisation. Il arrive que l'abeille pique, mais dans des cas très rares ; elle meurt sitôt après.
Le syrphe est une gentille petite mouche qui, malheureusement pour elle, ressemble un peu à la guêpe. Quant au bourdon… il bourdonne.
Sauriez-vous les reconnaître ?
Une abeille
Un syrphe
Un bourdon
Ces trois-là sont à éviter, mais le frelon et le taon s'occupent surtout des animaux. La guêpe capture de grandes quantités de mouches et de chenilles ; elle s'attaque aux insectes nuisibles, aux aliments délaissés et parfois aux humains. On peut reconnaître la guêpe et ne pas la confondre avec l'abeille : la guêpe est en pyjama rayé jaune clair et noir et a une taille… de guêpe.
Un frelon
Un taon
Une guêpe
Soigner Dard-dard

Pour éviter les piqûres, des précautions toutes simples peuvent être prises :
  • Ne jamais laisser des fruits mûrs sur la table.
  • Boucher les bouteilles de sirop, de jus de fruits ou de bière.
  • Eviter les parfums et les déodorants.
  • Ne pas laisser des restes de viande : les guêpes en mangent !
  • Eviter de marcher pieds nus sur l'herbe, surtout en fin d'été.
  • Eviter les poubelles, surtout en milieu urbain.
ATTENTION : les piqûres peuvent être dangereuses. Il faut consulter immédiatement un médecin.

Pour des Abeilles à Pussay – Des plantes mellifères

L'Union Nationale de l'Apiculture Française (UNAF) et les producteurs de miel rappellent que par la pollinisation, l'abeille domestique (Apis mellifera) ainsi que les abeilles sauvages permettent la reproduction de 80% des plantes et arbres à fleurs dans le monde et de 2/3 des espèces cultivées.
Une enquête menée par les apiculteurs d'Ile de France, « Natureparif » et le CNRS signale que les abeilles de notre région souffrent plus que celles qui vivent et travaillent à Paris : « Dès que l'on s'approche des zones de grandes cultures intensives, notamment en Seine-et-Marne et dans le sud de l'Essonne, on constate des mortalités importantes » dixit Claude Cohen, ancien responsable de l'Association pour le développement de l'apiculture en Ile de France (ADAIF).
(1)
Pour maintenir les abeilles dans notre univers pollué par les pesticides et les insecticides, il existe un moyen naturel : cultiver dans nos jardins des plantes « mellifères », susceptibles d'attirer les abeilles pour butiner.
Le premier arbre mellifère est le Sophora japonica (ou arbre à miel), c'est un arbre d'importation chinoise (ce que n'indique pas son nom) et décoratif, il est connu en Europe depuis le 18ème siècle.
Il tolère la sècheresse et le froid jusqu'à -12°.
Sa taille est imposante, il peut atteindre les 25 m.
Un autre arbre mellifère : le Tetradium Danielli plus connu sous le nom arbre à miel (nom donné aussi au Sophora japonica), ou arbre aux cent mille fleurs.
Il peut supporter les -25°.
Sa croissance est rapide, sa hauteur est de 7 à 20 m.
Plus connus de nous, voici toute une série d'arbres et de plantes qui contentent les abeilles : le sureau, l'aubépine, l'aulne blanc, le noisetier de Bysance et les autres noisetiers, le prunier myrobolan (ce n'est pas un mirabellier), le poirier commun, le cerisier, le merisier, le pommier, l'érable rouge et l'érable champêtre, l'arbre de Judée, le cytise, le tilleul ; le buis, le troène ; le colza (on en a !), le pissenlit (aussi !), le tournesol, le maïs, le lupin, la lavande, la bruyère et le trèfle blanc ; les ronces, le coquelicot et la centaurée aussi…
abeille sur sureau
abeille sur aubépine
abeille sur noisetier
abeille sur cerisier
abeille sur tournesol
abeille sur pissenlit
abeille sur coquelicot
abeille sur lavande ...
De quoi remplir nos jardins et les ruches !

















(1) retour L'ADAIF représente 2 500 apiculteurs et un peu plus de 30 000 ruches. Une partie du texte provient de l'ouvrage : « Liaison Ile de France Environnement » N° 133