Françoise BALLOT ...
... Une Admiratrice de la Place du Carouge.

Nous rencontrons aujourd’hui une Pussayenne enthousiaste et, grâce à ses souvenirs, nous allons savoir bien des choses sur cette belle place centrale de notre village.

BM – Bonjour Madame. Si vous le voulez bien, nous allons d’abord vous laisser vous présenter.
FB – Bien volontiers. Je m’appelle Françoise BALLOT, mais avant de me marier, je m’appe-lais Françoise CHAUVEAU.
BM – Vous êtes née à Pussay ?
FB – Eh bien, non. Je suis née à Saint-Escobille en 1925, en mars, mais j’ai fait mes premiers pas de petite fille, place du Carouge, au Café-Tabac que mes parents venaient d’acquérir ; il est resté dans la famille jusqu’en 2001. J’ai connu la place du Carouge avec deux fermes, toutes deux ayant des animaux : vaches, moutons, chevaux…. Nous allions chercher notre lait dans ces fermes.
BM – Combien d’enfants étiez-vous dans cette famille ?
FB – J’étais l’aînée de cinq enfants, 3 filles et 2 garçons. Mais Maman étant décédée en 1941, nous avons vécu avec mon Papa veuf, continuant à tenir le Café-Tabac. L’un des deux garçons a pris la place de mon père, tandis que l’autre devenait charcutier, au coin de la rue Etienne Laurent et de la rue Charles Michels, non loin du Garage.
BM – Ensuite, vous vous êtes mariée ?
FB – En juin 1946, avec un jeune homme du village – car à l’époque, on n’avait pas « internet » pour trouver l’âme soeur !
Il s’appelait Moïse BALLOT, fils unique et mécanicien. Nous nous sommes installés, d’abord là où se trouvait l’atelier de notre futur commerce, toujours place du Carouge, bien sûr !
BM – Un commerce de… ?
FB – Un commerce de cycles, mobylettes, Solex, motoculteurs… et nous y sommes restés 40 ans ! Sans oublier les 4 pompes à essence, car il n’y avait pas de « grandes surfaces » pour distribuer le carburant, à cette époque !
BM – Nous voyons que vous appréciez cette place du Carouge…
FB – Et j’y habite encore. C’est un place agréable et encore plus depuis qu’il y a son boulodrome et aussi les successeurs des CHAUVEAU : grâce à leur enthousiasme, ils font partie de la Place. J’en profite pour manifester mes félicitations aux joueurs de boules qui peut-être laissent les poubelles débordantes mais qui laissent aussi une place extrêmement propre.
BM – Et il y a aussi le jeune épicier !
FB – Il complète le décor et, vous savez que le petit commerce contribue à l’activité des communes comme au dépannage des clients.
J’en profite pour avoir une pensée pour la Maison MICHAU, « les approvisionnements généraux » ; je connaissais bien M. Marcel, le Grand-père, qui vendait de tout. Je pense aussi à l’autre café, situé au coin de l’impasse du Carouge.
Mais vous savez, j’ai fait partie aussi du CCAS et je fais toujours partie de la chorale paroissiale depuis que je suis en retraite. Dans le temps, j’allais à la Salle de Cinéma Jeanne d’Arc, où se trouve maintenant la Salle des Jeunes, pour y faire de la gymnastique. Avec mon mari, nous sommes allés une année à une « Classe Verte », dans le Poitou : j’en ai perdu des kilos !!
BM – Je crois que nos lecteurs apprécient toujours votre sourire, votre humour. Comme vous, ils s’apprécient l’ambiance de cette agréable Place du Carouge. Merci Madame. A bientôt.