Denis RABIER cultivateur à PUSSAY
Notre village est aux portes de la Beauce, dite le grenier de la France, au milieu des champs.
Mais savons-nous qui cultive ces terres, et quelles plantes y poussent ?

Nous sommes allés voir Denis Rabier, agriculteur à PUSSAY.

Bulletin Municipal : «Denis, combien d’agriculteurs travaillent sur la commune, et combien y a-t-il de terres ?»

Denis Rabier : «Nous sommes 8 sur PUSSAY, pour des surfaces allant de 40 à 250 hectares, soit 800 hectares de surface agricole utile (SAU). Nous cultivons aussi quelques parcelles sur les communes voisines.»
BM : «Quel type d’agriculture pratiquez vous ?»
DR : «Les cultivateurs de PUSSAY pratiquent l’agriculture conventionnelle. Pour ma part, dans un soucis de transparence vis-à-vis du consommateur, je suis certifié au titre de l’agriculture raisonnée, c’est-à-dire que je dois respecter un cahier des charges strict, tant au niveau de la mise aux normes des bâtiments agricoles qu’au niveau des pratiques culturales.»
BM : «Par exemple ?»
DR : «J’ai, par exemple, un local spécial pour les produits phytosanitaires, une aire de remplissage pour mon pulvérisateur (80 % des pollutions agricoles proviennent de débordement au moment du remplissage).
Je dois de plus justifier sur un cahier chacune de mes interventions pour chaque culture (quels produits pour quelle cible et quelle dose). Malheureusement, nous ne sommes que 5 % sur l’Essonne à avoir une telle pratique.»

BM : «Que cultive-t-on à PUSSAY ?»
DR : «Du blé tendre, pour les moulins de la région parisienne, du blé dur pour les pâtes, de l’orge de brasserie pour faire la bière, du colza, pour l’huile ou le dyester, des pois fourragers ou alimentaires, du pois chiche (c’est nouveau), des betteraves à sucre et enfin du maïs et des pommes de terre.
De plus nous effectuons des rotations sur les terres, c’est à dire que nous alternons par exemple le blé, l’orge et le colza pour ne pas mettre toujours les mêmes produits aux mêmes endroits.»

BM : «Aucun élevage ?»
DR : «Non, il n’y a malheureusement plus d’animaux depuis 50 ans !»
BM : «Quel est le pourcentage d’agriculture biologique en Essonne ?»
DR : «A peu près 3% du territoire, principalement du maraichage.»
BM : «Dernière question, quel est votre avis sur les OGM ?»
DR : «Je ne suis pas plus intéressé que ça. Si le but était de ne plus utiliser de produits phytosanitaires et d’engrais pourquoi pas, mais nous n’en sommes pas là.»
(propos recueillis par l'Echo de PUSSAY
Merci Denis