D’abord au service des autres !

Nous avons rencontré Madame Anne-Marie WARENGHEM et nous l’avons interrogé pour vous.

BM – Bonjour Madame. Vous portez un nom d’origine flamande. Etes-vous Belge ?
AMW – Non, c’est mon mari qui appartient à une famille d’origine flamande. Toute ma famille est d’origine Aveyronnaise. Je suis née et j’ai habité longtemps à Paris. Mais, pour la profession de mon mari, j’ai vécu près de 15 ans en Belgique francophone.
BM – Et quelles sont vos attaches à Pussay ?
AMW – Nous venions souvent dans la maison familiale de mon mari pour les vacances, depuis au moins 40 ans. Maintenant, nous y demeurons.
BM – Puis-je vous demander quel a été votre parcours professionnel et associatif ?
AMW – J’ai travaillé au Ministère de l’Industrie, dans le quartier Montparnasse. Quand nous sommes venus habiter à Pussay en 1997, j’ai voulu continuer le bénévolat que j’exerçais à Bruxelles, en visitant les enfants malades dans les hôpitaux, en m’inscrivant à la Croix Rouge d’Étampes. Je me suis occupée d’abord de la distribution de denrées alimentaires, puis on m’a demandé d’aider au travail de bureau et ensuite, au bout de 3 ans je suis devenue Présidente de la Croix Rouge d’Étampes! La Croix Rouge d’Étampes a un champ d’action sur 52 communes ; elle est la plus importante sur le département, tant en bénévoles qu’en diversités d’actions (on compte 60 personnes bénévoles, et nous ouvrons nos services 11 mois sur 12). J’ai eu à m’occuper des réfugiés du Kosovo arrivés nombreux à Étampes. Ils avaient beaucoup de problèmes physiques et psychologiques. A cette occasion je suis devenue Référente du Centre d’hébergement d’urgence d’Étampes : il fallait que tout soit en ordre de jour comme de nuit… c’était du terrain ! J’ai aussi accompagné les personnes en soins palliatifs à l’hôpital de Champcueil pendant plusieurs années.
BM – Et Pussay ?
AMW – C’est lorsque j’ai reçu la décoration Nationale du Mérite à Étampes que M. le Maire Grégory COURTAS m’a pressenti pour m’occuper de la Croix Rouge à Pussay et nous avons créé cette permanence d’une matinée par mois, en faveur des personnes en difficultés, et ceci pour Pussay mais aussi pour tous les environs. Je travaille avec le CCAS (Centre Communal d'Action Sociale) d’Étampes et je fais maintenant partie du CCAS de Pussay, car tous les dossiers passent d’abord par les CCAS. Je suis là pour les aides alimentaires ou financières.
BM – J’aimerais que vous nous fixiez votre principal objectif.
AMW – Me rapprocher le plus possible des petites communes pour connaître les besoins des personnes qui ne peuvent se déplacer jusqu’à Étampes. La précarité atteint aujourd’hui beaucoup de classes sociales : petits salaires, séparations, femmes isolées avec enfants, petites retraites… Je propose à toutes ces personnes qui rencontrent de grandes difficultés financières à venir me voir afin d’étudier ensemble ce que nous pouvons leur apporter. On peut soit me téléphoner, soit prendre rendez-vous à la Mairie de Pussay.
BM – Merci Madame pour cette interview et merci pour ce que vous faites.