Un couple d'agriculteurs « bio »…

On parle de plus en plus de l'installation à Pussay d'un couple d'agriculteurs « bio ». Nous allons essayer de mieux vous les faire connaître.


BM – Bonjour. Vous vous appelez Sylvie et Florent, ce qui est déjà tout un programme – le prénom Sylvie signifie un peu la « dame des forêts » ; quant à Florent, c'est à la fois la flore et ce qui est florissant – mais, plus sérieusement, nos lecteurs aimeraient d'abord savoir qui vous êtes.
Sylvie – Moi, après mon Bac, je suis entrée dans une école qui préparait au métier d'ingénieur en agriculture, intéressée surtout par la production végétale. J'ai ce diplôme depuis 2004 et je travaille actuellement dans un institut de recherche appliquée financé par les agriculteurs.
BM – Et vous, Florent, avez-vous suivi le même cursus ?
Florent – Pas du tout. Après le Bac, je suis entré dans une école de Commerce ; j'étais plutôt intéressé par les langues étrangères et le commerce international, j'ai donc réalisé une partie de mes études aux Pays-Bas.
J'ai ensuite travaillé pendant 7 ans et demi sur les relations entre l'Europe et l'Afrique à Bruxelles puis à Paris dans un réseau fédérant la plupart des associations humanitaires françaises.
BM – Est-ce ainsi que vous avez trouvé la voie du maraîchage « bio » ?
Florent – Oui et non… Sylvie et moi nous nous sommes inscrits comme consommateurs de paniers dans une AMAP (1), à Nemours, près de là où nous habitions.
Nous avons beaucoup apprécié le concept et les échanges que cela permettait avec le maraîcher qui nous fournissait les légumes. Cela m'a conduit à me reconvertir et à me lancer dans un BTS « productions horticole » à distance.
BM – Je crois que vous allez vous installer à Pussay en distribuant également de cette façon, et que vous allez expliquer aux habitants de Pussay ce qu'est une AMAP.
Florent – Exactement. L'année dernière, je travaillais pour un producteur qui fournit l'AMAP de Milly-la-Forêt.
Il s'agit en fait d'un engagement entre un producteur et un groupe de consommateurs. Chaque semaine, le maraîcher s'engage à apporter à chaque « abonné » un panier diversifié de 7 à 8 légumes différents, en fonction des saisons, et ceci tout au long de l'année. Le consommateur s'engage sur une période donnée à acheter un panier. Cela sécurise le maraîcher, qui sait déjà que sa production est vendue.
Tout le monde est gagnant ! Ce système permet également au maraîcher de prendre le temps une fois par semaine d'échanger avec les consommateurs.
BM – Mais comment êtes-vous arrivés à Pussay ?
Sylvie – C'est grâce au pôle ABIOSOL (2) que nous avons été mis en relation avec la Municipalité de Pussay qui recherchait un couple de producteurs.
Florent – J'en profite d'ailleurs pour remercier sincèrement Monsieur le Maire et les Conseillers municipaux de Pussay qui nous permettent de concrétiser notre projet. Nous avons également été très bien reçus par les agriculteurs de la commune, avec qui nous avons échangé sur les techniques agricoles.
BM – Nous transmettrons ce message. Je crois que suite à la réunion qui a été organisée à la Salle des Jeunes, les Pussayennes et les Pussayens vont s’engager à vos côtés.
Merci pour votre sourire.



(1) Association pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne (AMAP) en création à Pussay.
(2) Le pôle ABIOSOL est une structure associative aidant les jeunes à s’installer en agriculture en Ile de France. Elle est composée du Réseau AMAP Ile de France, du GAB et de l’association Terre de Liens.


Label AB Agriculture Biologique
Association pour le Maintien
de l'Agriculture Paysanne
Pôle ABIOSOL