Histoire de la commune de Pussay

Antiquité et préhistoire
L'Antiquité est la première des époques de l'Histoire. C'est par l'écriture que l'Antiquité succède à la Préhistoire. Certaines civilisations n'avaient pas d'écriture, mais ont été mentionnées dans les écrits d'autres civilisations.
Le village de Pussay serait d'origine fort lointaine, comme en témoignent certaines traces néolithiques (silex polis et taillés..), mégalithiques (le dolmen de Thionville..).
Gaulois et Mérovingiens y auraient séjourné (cimetière sur la colline de Granville).

Époque gallo-romaine (-50 à 500)
L'Époque gallo-romaine (-52 – 486) de Jules César à Clovis (1er Rois des Francs).
La période couverte va de la conquête de la Gaule par Jules César (-52) à la bataille de Soissons (486) qui marque l'avènement de la dynastie mérovingienne.
PUSSAY dériverait de l'anthroponyme romain Pudicius ou Pullicius.
Le village, un des rares villages de la région dont le nom ne se termine pas en « ville » est peut-être appelé Pudicacus ou Pulliciacus à l'époque gallo-romaine.
La syllabe « di » ou « li » aurait disparu au fil du temps donnant Puciacus, puis Pussay, l'une des formes vulgaires du suffixe « acus » ayant donné « ay » en langue d'oïl.

Le Moyen-Âge (500 - 1500)
Le Moyen Âge est divisé en 3 périodes :
  • Le Haut Moyen Âge (486 – 987) de Clovis à Louis V
  • Le Moyen Âge central (ou classique) (987 – 1328) de Hugues Capet à Charles IV
  • Le Bas Moyen Âge (ou tardif) (1328 – 1498) de Philippe VI de Valois à Charles VIII
Il est fait mention de l'existence de la seigneurie de Pussay depuis le Moyen Âge, et d’un certain Hildemerus de Pulceio dans le cartulaire (recueil d'actes) de l’abbaye de Saint-Jean-en-Vallée de Chartres.
Vers 1125, Jean d’Etampes donne tout ce qu’il possède à Mantarville à l’abbaye de Saint-Jean-en-Vallée, du consentement de sa famille et en présence de nombreux témoins, dont Hildemerus de Pulceio.
Vers 1200, Jean de Corbeil est désigné comme Seigneur de Pussay. Pussay aurait été ensuite rattaché à la seigneurie de Chevreuse.
Vers 1400, Adam d’Escrones est seigneur d’Oysonville, de Pussay et d’Esclimont.
Vers 1450, il est fait état de Guillaume de Villeneuve « dit de Languedoue » qui aurait acquis le Fief de Pussay par mariage avec Michelle de Richebourg, nièce d'Adam d’Escrones et Dame de Pussay. Jusqu’alors, les seigneurs de Pussay, qu’ils soient de Corbeil, d’Escrones ou de Richebourg, ne vivaient pas à Pussay, les Languedoue y demeurerons ensuite.

Époque moderne (1500-1800)
De Louis XII « le Père du peuple » à la destitution de Louis XVI, L'Époque moderne inclus la Renaissance française.
Son début correspond à l'intégration de deux mondes humains qui se sont ignorés pendant plus de 20 000 ans : l'Amérique « le Nouveau Monde » et l'Afro-Eurasie ou « Vieux Monde ».
En 1546, François Ier autorise Claude de Languedoue et les habitants de Pussay à se fortifier.
En 1567, François de Languedoue s'illustre à la bataille gagnée par le roi Charles IX dans la plaine de Saint-Denis. Depuis cette époque jusqu'à la Révolution, les Languedoue et leur descendance demeureront à Pussay.
En 1703, le Chevalier François de Languedoue Seigneur de Pussay, et Dame Hélène de Compans Becquet partagent le Château et son domaine entre leur trois filles :
  • Dame Hélène Lucresse de Languedoue épouse du Chevalier Corneil Richard Gaya,
  • Dame Louise Françoise de Languedoue épouse du Chevalier Antoine de Vandeuil,
  • Dame Charlotte de Languedoue épouse du Chevalier René François Darchambault.
Époque contemporaine (à partir de 1800)
À la fin de l'Ancien Régime, il existe de nombreuses fabriques de bas et de chaussons tricotés avec la laine provenant des moutons que les cultivateurs possèdent en grand nombre pour fumer et désherber les champs après la moisson.
Dès 1766, le travail est organisé avec l'implantation de la manufacture de Pierre Paul Dujoncquoy.
En 1796, une deuxième manufacture s'installe, celle d'Henry Boyard.
Vers 1850, une vingtaine de fabriques existent à Pussay employant quelques ouvriers en atelier, mais le plus grand nombre, des femmes, tricote le soir à la veillée. À côté de ces petites fabriques, il existe aussi d'importantes manufactures.
Vers 1855, avec l'arrivée d'Adolphe Brinon, elle prend un essor exceptionnel, encore accru après l'apparition de la vapeur et de la mécanisation.
Après 1900, toutes les petites fabriques disparaissent au profit de la Société A. Brinon Fils qui emploie 400 ouvriers en 1937.
Entre-temps, la fabrication a évolué, et l'usine s'est reconvertie dans le textile et la chaussure. Touchée par la crise de ces secteurs, l'usine ferme en 1953 alors qu'elle employait encore 350 ouvriers. Cette fermeture porte un coup très dur à l'économie et à l'activité du village qui essaye aujourd'hui d'attirer à lui des entreprises, tout en conservant son cadre rural.
En juillet 1973, la librairie de l’armée de terre prend possession des locaux de l'usine Brinon, principal employeur du village, elle s’impliquera de plus en plus dans la vie du bourg..
Mais la restructuration des armées initiée en 1996, a des conséquences malheureuses pour Pussay : la Librairie de l’Armée est appelée à déménager pour être regroupée avec d’autres services près de Saint-Etienne.
La librairie fermera ses portes en juin 2000, laissant la municipalité face à un important chantier à gérer pour sa reconversion...